À la rencontre de Sittina Aishat Hachim, alternante en ingénierie système, réseau et cybersécurité au SITIV

L’informatique, c’est un domaine où l’on apprend tous les jours. Parfois, résoudre un problème, c’est un vrai casse-tête, mais quand on trouve la solution, ça devient presque un jeu.

Sittina Aishat Hachim

Un parcours tourné vers la cybersécurité

Depuis janvier 2024, Sittina Aishat Hachim évolue en alternance au SITIV tout en étant affectée au service informatique de la ville de Corbas. Étudiante en Master Ingénieur Système, Réseau et Cybersécurité à l’ICOF, elle perfectionne ses compétences techniques en parallèle de son apprentissage sur le terrain.

« J’ai découvert le SITIV grâce à Sylvain Hibert, qui était mon professeur en sécurité périmétrique en Bachelor et qui travaille aussi en infrastructure au SITIV. Il m’a parlé de l’entreprise et m’a proposé un entretien. J’ai tout de suite accroché avec l’équipe et l’environnement de travail. Aujourd’hui, je m’y plais énormément et si cela est possible, j’aimerais y rester après mon alternance. »

Entre gestion de projet et support informatique

Sittina partage son temps entre deux grandes missions : le support informatique et la gestion de projets.

« Une partie de mon travail consiste à répondre aux demandes des utilisateurs qui rencontrent des problèmes sur leurs applications métiers, leurs ordinateurs ou d’autres outils informatiques. Quand le problème est plus complexe, je travaille avec l’équipe infrastructure pour trouver une solution. »

En parallèle, elle gère des projets comme la mise en place du gestionnaire de mots de passe Bitwarden pour la ville de Corbas. « Je forme les agents à son utilisation et leur explique comment bien sécuriser leurs accès. »

Son quotidien est rythmé par différentes missions. « Mon maître d’apprentissage, Emmanuel Sobral, ainsi que Sylvain et Stéphane Vangheluwe, directeur du SITIV, me donnent des pistes sur ce que je pourrais faire. Récemment, Sylvain m’a demandé d’extraire la liste de tous les utilisateurs ayant un PC à Corbas, y compris les élus. Bientôt, je vais aussi travailler sur un projet lié à la gestion de l’identité numérique. »

Des outils essentiels pour un métier technique

Pour assurer ses missions, Sittina s’appuie sur plusieurs outils clés. « GLPI est indispensable pour le support, car c’est là que les utilisateurs signalent leurs problèmes. C’est l’outil qui nous permet de suivre et de gérer toutes les demandes. »

Elle utilise également FortiManager, un pare-feu qui lui permet de vérifier et de gérer les règles de sécurité du réseau.

Lorsqu’il s’agit d’expliquer son métier de manière simple, comme à un enfant, elle utilise une image parlante. « Quand tu joues à un jeu vidéo en ligne, tu dois protéger ton compte pour éviter que quelqu’un ne vienne voler tes trésors. Mon travail, c’est de protéger les ordinateurs et les documents des utilisateurs pour que personne ne puisse y accéder sans autorisation. »

Un rôle clé entre le SITIV et la ville de Corbas

En travaillant directement au sein de la ville de Corbas, Sittina joue un rôle d’interface entre les équipes locales et le SITIV. « Les agents de Corbas nous considèrent parfois comme faisant partie de leur équipe, alors que nous sommes rattachés au SITIV. Je fais un peu le lien entre les deux. »

Elle constate aussi que certaines facettes du support informatique sont souvent sous-estimées. « Quand un problème est résolu rapidement, certains utilisateurs pensent que ce n’était pas la peine d’appeler, alors qu’en réalité, il y a tout un travail d’analyse derrière. Beaucoup ne réalisent pas la complexité de certaines interventions. »

Un parcours marqué par une reconversion réussie

Le chemin de Sittina vers l’informatique n’a pas été linéaire. Après un bac scientifique en 2016, elle a d’abord exploré d’autres voies aux Comores avec un DUT en statistique et une licence en sciences économiques.

« Je suis venue en France pour poursuivre mes études et j’ai commencé une licence en administration économique et sociale, mais je me suis vite rendu compte que ça ne me plaisait pas, notamment à cause du droit. »

Passionnée par l’informatique depuis son enfance, elle décide de changer complètement de voie. « J’ai toujours aimé voir comment fonctionnaient les ordinateurs. Enfant, j’avais un voisin qui montait et démontait des machines, et je voulais faire pareil quand je serais plus grande. »

Elle enchaîne alors un BTS SIO option réseaux, puis un Bachelor en cybersécurité. Ses expériences en stage confirment son intérêt pour le domaine. « En 2022, j’ai fait un premier stage d’un mois chez ARA (administrateurs réseaux et associés) à Rillieux-la-Pape. J’ai adoré et ça m’a donné envie de continuer. En 2023, j’ai travaillé chez RESAMUT (réseau de santé mutualisé), où j’étais plus axée sur le support informatique pour les hôpitaux. Même si ce n’était pas exactement de la cybersécurité, j’ai trouvé ça intéressant. »

Aujourd’hui en alternance, elle sait qu’elle a fait le bon choix. « En réalité, je savais déjà depuis mon BTS que c’était ce que je voulais faire. L’alternance me permet d’aller encore plus loin et de confirmer mon projet professionnel. »

Un métier qui lui a permis de gagner en confiance

Ce qu’elle apprécie le plus dans son travail, c’est le contact avec les utilisateurs. « J’aime expliquer les choses de manière simple et accessible. Voir que la personne en face comprend et que le problème est résolu, c’est une vraie satisfaction. »

Un moment marquant pour elle a été sa première formation. « J’ai une grande peur de parler en public, donc animer une formation devant plusieurs personnes était un vrai défi. Mais j’ai réussi et j’étais fière de moi, surtout en voyant que les participants avaient bien compris. »

Son alternance l’a aussi aidée à progresser sur le plan personnel. « Avant, je n’étais pas à l’aise à l’oral, même à l’école. Aujourd’hui, je me sens plus en confiance pour parler devant un groupe, que ce soit au travail ou en cours. »

Pour garder un équilibre, elle tient à déconnecter complètement en dehors de son travail. « Le vendredi soir, c’est week-end. Je ne veux pas entendre parler d’informatique. J’ai une amie qui m’appelle dès qu’elle a un problème sur son téléphone, mais c’est la seule exception. »

Un métier où l’écoute et la pédagogie sont essentielles

Lorsqu’on lui demande quelles sont les qualités indispensables pour exercer son métier, elle insiste sur l’importance du relationnel. « Il faut être à l’écoute et savoir expliquer clairement. Beaucoup de personnes ne sont pas à l’aise avec l’informatique, donc il faut adapter son discours. »

Elle a trouvé un vrai soutien au SITIV auprès de ses collègues. « Deux personnes m’aident beaucoup : Emmanuel et Sylvain. Emmanuel est très pédagogue, il prend toujours le temps d’expliquer. Avec lui, il n’y a jamais de ‘question bête’. Sylvain, lui, m’inspire beaucoup parce qu’il a quelques années de plus que moi et a déjà un parcours très solide. Ça me motive à progresser. »

Si elle devait donner un conseil à son « elle » du passé, ce serait de ne pas se mettre trop de pression. « J’avais tendance à trop stresser au début. Mais en alternance, on est là pour apprendre. Faire des erreurs, c’est normal. »

Un mot pour résumer son métier ?

« Protecteur. »

Son rôle va bien au-delà de la simple gestion de matériel informatique. Il s’agit de sécuriser les accès, de garantir la fiabilité des systèmes et d’accompagner les utilisateurs dans leur utilisation des outils numériques. Un travail essentiel, entre technique et relationnel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut